Quelles sont les spécialités et les régions préférées des étudiants en médecine ?

Quelles sont les spécialités et les régions préférées des étudiants en médecine ?

Les épreuves classantes nationales (ECN) informatisées, en fin de sixième année d’études, permettent de choisir sa spécialité pour l’internat et le lieu où s’y former. Bilan de 2016.

Source : Quelles sont les spécialités et les régions préférées des étudiants en médecine ?

A l’issue des épreuves classantes nationales (ECN) informatisées 2016, qui ont lieu en fin de sixième année d’études, 7 681 étudiants en médecine sont devenus internes ; 29 % ont été suffisamment bien classés pour choisir n’importe laquelle des trente spécialités offertes, l’éventail de choix de spécialité et de lieu pour s’y former diminuant en fonction du rang obtenu par l’étudiant.

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L’ophtalmologie reste la discipline la plus demandée, suivie par la dermatologie et le radiodiagnostic-imagerie médicale, tandis que la médecine du travail est de plus en plus délaissée, résume une note de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la santé.

Les préférences des étudiants sont « très stables », constate l’étude, ce qui n’empêche pas une grande variété des disciplines comme des façons de les pratiquer : « Leur mode d’exercice est pour certaines majoritairement libéral (cardiologie, radiologie, dermatologie) ; pour d’autres, comme la néphrologie, la médecine interne et la neurologie, il est salarié. Les spécialités chirurgicales les plus prisées sont l’ophtalmologie et l’oto-rhino-laryngologie. Toutes ces spécialités [très demandées] figurent plutôt parmi les plus rémunératrices », peut-on lire. Pour autant, ce n’est pas le cas de la dermatologie, deuxième spécialité la plus prisée, qui ne figure pas dans la première moitié du classement en termes de rémunérations.

Nantes, Lyon… sont les plus demandées

Le mode de classement permet aussi de repérer quels territoires sont les plus demandés, puisque vingt-huit lieux de formation (dits « subdivisions ») sont proposés. La Drees a ainsi établi un « indicateur d’attractivité » : « Nantes arrive en tête, suivie de Lyon, Montpellier, Rennes, Bordeaux, Toulouse et Paris. A l’inverse, Limoges, Poitiers, Besançon, Amiens peinent à attirer les étudiants », précise la Drees. Qui ajoute : « 61 % des étudiants qui viennent à Limoges et 44 % de ceux qui sont affectés à Amiens ne pouvaient obtenir la spécialité obtenue dans leur région d’origine. »

Face à ces différences d’attractivité selon les régions, la conférence des doyens des facultés de médecine plaide pour créer des voies d’accès à la profession parallèles aux ECN, permettant de fixer les futurs professionnels de santé au sein des territoires. De son côté, l’Intersyndicat national des internes (ISNI) insiste sur la nécessité de promouvoir davantage de mesures incitatives.

Il existe des contrats d’engagement de service public (CESP), par lesquels des étudiants s’engagent, contre rémunération durant leurs études, à choisir une spécialité peu demandée ou à s’installer dans une zone manquant de médecins. Mais seulement 236 ont été proposés en 2016, dont 172 en médecine générale.

 Adrien de Tricornot

  • Journaliste

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